Artiste à l'honneur : Karim Benchebra

Portrait de Karim Benchebra

Karim Benchebra
ARTISTE – DESSINATEUR – HYPERRÉALISME

Expo du 2 février au 2 avril 2019

À six ans – je suis né en 1983 à Autun en Saône et Loire – j’ai commencé à dessiner, inspiré par les BD et dessins animés de l’époque : Dragon Ball, Tintin, Astérix, Joyce et les Conquérants de la lumière…
J’ai inventé des bandes dessinées faisant vivre Arth, Misuki et d’autres personnages que j’avais créés.
Cependant, manquant de bases, de technique et de matériel, je me documentais à la bibliothèque. Je m’essayais à tout : peinture, crayons de couleur, encre de chine, encres de couleur, feutres…
En quatre ans de collège, expérimentant divers essais techniques, j’ai construit des planches de BD sur de petits scénarios, des storyboards avec vignettes, bulles, etc. Plusieurs bandes dessinées en sont sorties.
Puis au lycée, le cours d’arts plastiques ne me suffisant pas car je visais vraiment des études spécifiques, en fin de première année et malgré de bons résultats, j’ai décidé de m’orienter vers le lycée des métiers de la céramique Henri Moisand, à Longchamps près de Dijon. C’était le seul établissement proche entrant dans le budget serré de mes parents.
Au cours d’Étude Documentaire, il fallait dessiner divers objets, au détail près, en couleur (aquarelle, acrylique) ou en noir et blanc (encre de chine, crayon à papier). Le professeur, M. Protoy, apporta un jour son book. Une révélation ! J’ai découvert l’hyperréalisme. Cependant, sur le moment, cela n’a pas modifié mon style. Pendant trois ans, j’ai approfondi mes connaissances de base avec les planches anatomiques de Léonard de Vinci, l’œuvre sculpté de Michel-Ange… J’ai pu améliorer mes héros d’origine. Le cours de Perspective m’a aussi beaucoup apporté. Mes personnages se sont enrichis : proportions, expressions faciales… de même leur monde imaginaire, les décors… Nous collaborions un ami et moi, il faisait les scénarios.
À la fin de ce cycle, suivant les conseils de mes professeurs, je contacte deux écoles renommées : les Gobelins à Paris et Émile Cohl à Lyon. Désillusion… Émile Cohl est trop cher et les Gobelins n’acceptent pas les Brevets Techniques en Arts Appliqués, seulement les Bac généraux.

Comment vivre ma passion ? Que faire ? J’avais l’impression d’une injustice.
Il fallait travailler. Pendant la dizaine d’années suivante, je n’ai cessé de dessiner. J’avais abandonné les BD, mes premiers personnages, et ce fut une période cruciale, je n’avais oublié ni le book de M. Protoy, ni ses encouragements : “Toi, Karim, tu es capable de faire ça !”.

Je m’engageai donc passionnément dans l’hyperréalisme, en noir et blanc. J’ai réalisé beaucoup de portraits, j’avais de plus en plus de demandes. Dessiner sur le papier un modèle dans son moindre détail me permettait d’entrevoir un chemin : vivre de ma passion.
Rien de pris sur le vif, pas de séances de pose, ni de caricature. Je joue avec la lumière, avec les différentes nuances du blanc, du gris, du noir, pour donner sa profondeur à la photo qu’on m’a remise. Il arrive qu’en me confiant un mauvais cliché de photomaton, on me demande une mise en scène. Il y a donc aussi dans mon travail une part d’interprétation. Elle se lit parfois simplement sur les verres des lunettes portées par le personnage.
J’ai choisi début 2015 le statut d’artiste indépendant.
Mes expositions passées ont été très fructueuses, où j’ai plusieurs fois eu la joie d’être primé, notamment à Nice où j’ai remporté l’Aigle de Nice d’Argent, ainsi que d’autres prix élogieux dont le 1er prix d’Excellence à Valence.
Celles à venir seront d’autant plus importantes, puisqu’après avoir été présent à la mairie du XIXe de Paris lors d’une très belle exposition, une galerie d’Art de Paris m’a contacté pour y exposer en mars, et le Grand Palais pour février.

 

La maturité venant, je me suis rendu compte que la simplicité du crayon donne de vraies émotions, même à des gens qui ne sont pas forcément attirés par l’art. Dessin en noir et blanc, au crayon graphite : ce style, actuellement, me correspond.

Œuvres présentes à la Galerie Mira :

EN SAVOIR + SUR KARIM BENCHEBRA

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HORAIRES 2019 :
Mardi à vendredi : 13h30 > 18h30 / Samedi : 9h > 12h30 – 14h > 18h

Fermé le dimanche, le lundi et les jours fériés.
En décembre, ouvert tous les dimanches de 13h à 18h.